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L'Oeil électrique #17 | Voyage / Derrière la tasse de café

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Par Idalina Pereira.
Photos : Idalina Pereira.

Chiapas : la naissance du café équitable
La route paraît monter indéfiniment dans les nuages avant d'arriver à Saint Christobal, belle petite ville coloniale, nichée au fin fond de la vallée de Jovel, dans la région du Chiapas, au Mexique. Ces terres vivent sous haute surveillance militaire depuis que le sous-commandant Marcos a lancé la révolution zapatiste. Fin 1999, le massacre d'Acteal, au cours duquel une trentaine de villageois furent tués, inaugura une période de guérilla. Mondialement connu pour sa situation politique, le Chiapas attire les journalistes des quatre coins de la planète. C'est pourtant autre chose qui m'a conduite ici. Le Chiapas est la première étape d'un reportage qui me tient à cœur : la vie des petits producteurs de café bénéficiant des avantages du commerce équitable proposés par l'association Max Havelaar. C'est ici que l'alliance entre les paysans et l'ONG a vu le jour ; c'est donc ici que devait commencer ce reportage.
Tout a commencé en 1986. "Nous en avons assez d'être des assistés. Nous voulons vivre de notre travail" affirmèrent un jour des paysans à une ONG hollandaise qui les soutenait financièrement. Plutôt que de recevoir des subventions, ils voulaient vendre leur produit à un prix correct qui leur permette de vivre. Le cri d'alarme a été entendu : deux ans plus tard, naissait en Hollande l'organisation Max Havelaar. Elle propose d'instaurer les bases d'un commerce équitable, grâce à quelques règles simples : juste rémunération, prix minimums garantis, contrats de partenariats durables, primes de développement, préfinancement des récoltes, réduction du nombre d'intermédiaires… Autant de mesures pour combattre efficacement la pauvreté. Aujourd'hui, 700 000 familles de petits producteurs bénéficient du système Max Havelaar, soit près de 5 millions de personnes dans 33 pays du Sud. En Europe, l'initiative a rapidement essaimé vers d'autres pays, mais l'Hexagone a longtemps fait figure de lanterne rouge. En 1999, grâce au lancement des cafés portant le label Max Havelaar dans la grande distribution française, le commerce équitable a fait un boom. Convaincue qu'il est un moyen de développement durable au Sud, je soutiens depuis plusieurs années l'action de l'association Max Havelaar. Un reportage sur le terrain était la suite logique de mon engagement. Collecter des témoignages de petits producteurs de café, et mesurer sur place l'impact du commerce équitable ont été les éléments moteurs de ce voyage de six mois à travers l'Amérique Latine.
A peine arrivée au Chiapas, les barrages militaires me font redouter le pire. Le gouvernement craignant une "éventuelle attaque zapatiste", les lieux sont désertés et l'accès aux villages indiens devient interdit aux étrangers alors soupçonnés d'espionnage. Zut ! Et c'est encore pire pour les journalistes. "On va contourner les barrages en empruntant les pistes de montagne" me proposent les dirigeants de la coopérative Tzeltal-Tzolzil. Le voyage est pénible et poussiéreux, mais ni vus ni connus, nous arrivons à destination. Dans ces terres ancestrales vivent des minorités indigènes qui subsistent grâce à la culture du café. Ici, chaque village a son propre dialecte, son costume traditionnel et ses traditions. Mais des siècles d'oppression ont rendu ce peuple méfiant, voire hostile, et les gens s'expriment difficilement devant les étrangers. La population a appris à se taire en toutes circonstances, que ce soit pour se plaindre ou se réjouir. Dans ces conditions, les propos recueillis au cours des interviews sont maigres de confidences, mais riches d'enseignements humains. Peu à peu, je glane des sourires, apprends quelques mots du dialecte local et passe du temps sur les plantations de café avec les paysans. Les cerises de café sont bien rouges : c'est la période de la récolte. Dans la région, la production de café est difficile à assurer étant donné les conflits. D'autant que certains membres de coopératives ont fait l'objet de menaces de mort et d'autres ont été assassinés du fait de leur activité politique. Le Chiapas, qui a vu naître les cafés équitables, compte aujourd'hui une trentaine de coopératives, soit 7% des producteurs de café affiliés au réseau Max Havelaar. Précisons que 18% du café portant le label Max Havelaar est produit dans ces contrées. C'est dire à quel point le commerce équitable joue un rôle important dans la vie des indigènes, soumis à une totale dépendance politique et économique. Pour sortir de la pauvreté, le commerce équitable apparaît au Chiapas comme une planche de salut. Faut-il préciser que les dirigeants de la coopérative Totzal-Totzil, ont pris des risques pour me permettre d'arriver jusque dans ces communautés indigènes perdues au cœur des montagnes ? Heureusement, il nous a été plus facile d'en sortir que d'y entrer. On dit que la situation au Chiapas tend à se normaliser. Reste à espérer que le nouveau gouvernement tienne réellement ses promesses à ce sujet.

Au cœur de l'ancien monde Maya
On entre au Guatemala par la Panaméricaine, la route qui relie les deux Amériques. Dans le pays, les bus sont légendaires. On y voyage, coincé entre deux pneus et une cargaison de légumes tandis qu'une poule vous picore les pieds et qu'un sac volant vient s'écraser sur votre tête. Tant bien que mal, après plus de quinze heures de bus dans la journée, j'arrive à Todos Santos, pittoresque village perdu au fin fond des montagnes au nord du Guatemala. Les habitants de la région, des indigènes descendant des Mayas, vivent ancrés dans la tradition, observent toujours le calendrier maya et tous portent des costumes très colorés, tissés par les femmes et les enfants.
En poursuivant la piste encore plus loin, on atteint la région caféière et Tuiboch, hameau de deux cents familles. Ma présence en ces lieux provoque un véritable attroupement et tous les villageois témoignent d'une hospitalité qui me laisse bouche bée. Ici, afin de lutter contre la dictature des coyotes - surnom donné aux intermédiaires qui achètent les récoltes de café à des prix extrêmement bas - vingt habitants se sont regroupés en 1986, pour former la coopérative Todosanterita. Quinze ans plus tard, elle compte 115 membres, dont 20 femmes. Viviano Perez et son épouse Catherine, parents de sept enfants, font partie des membres fondateurs et ont été témoins de toutes les évolutions. Ils se réjouissent surtout que la coopérative bénéficie des conditions Max Havelaar depuis deux ans. "Maintenant nous pouvons envisager le futur" affirme le couple. "La prime à l'agriculture biologique du commerce équitable nous a facilité le passage à la culture biologique. Le café bio représente déjà 50% de la récolte de la coopérative et nous apporte un supplément de revenu" explique Viviano, très fier de me faire visiter sa plantation où poussent des beaux, jeunes et robustes plants de café. Au bout de la parcelle de terre de quatre hectares apparaît la modeste maison familiale, aux murs de briques en terre séchée et au toit bricolé avec des planches. Dans l'unique salle commune trône une cheminée, une table et deux banquettes. Un luxe pour la famille Perez, dont la production de café ne suffit pas à couvrir les dépenses du foyer. Pour s'en sortir, ils doivent diversifier leurs sources de revenus. Cette année, grâce au commerce équitable, Viviano et Catherine ont pu investir dans l'achat d'un grand métier à tisser et, sur le modèle de celui-ci, en construire un deuxième. Ainsi, ils peuvent confectionner et vendre les costumes traditionnels. Pour eux, c'est un grand pas en avant.

Sur les traces de l'ouragan Mitch
Du nord au sud du Honduras, la route qui conduit à Tégucigalpa, la capitale, est celle qu'a emprunté l'ouragan Mitch, le plus dévastateur des 200 dernières années dans la région. Le pays a été ravagé. Villages, routes, ponts, etc… ont disparu. A l'intérieur des terres, dans les plaines, les dégâts sont radicaux. Bananes, maïs, haricots, melons, pastèques ont été détruits à 100%. Le café, cultivé sur les hauteurs, a connu un sort plus clément : seulement 10% de pertes. Quelques semaines après l'ouragan, Dagoberto Suazo, président de la CCCH (Central de las Coopérativas Cafetaleras de Honduras) avait fait un tour d'Europe pour apporter son témoignage. "Dix ans de collaboration avec Max Havelaar nous ont aussi permis de mieux réagir face à Mitch : dans notre village, grâce à des moyens d'informations nouveaux, nous avons pu assurer une meilleure organisation collective et nous n'avons pas eu à déplorer un seul mort," commentait-il.
Depuis, le pays se reconstruit, mais les traces du drame sont là, bien présentes dans la vie quotidienne. A San Juancito, le village natal de Dagoberto Suazo, quarante maisons, l'école, un gymnase, le pont et le grand sapin qui représentait l'identité de la communauté ont disparu. Sur ces ruines, s'élèvent aujourd'hui quelques nouvelles bâtisses, ainsi qu'un établissement scolaire. "Grâce au commerce équitable, nous pouvons rebâtir notre village" se réjouit un paysan dont la moitié de la maison a été emportée par les flots. Plus loin, une femme se félicite de sa nouvelle production de fraises, un petit plus financier pour sa famille. Eviter la monoculture du café et reconstituer les cultures de subsistance anéanties par l'ouragan est actuellement une priorité absolue pour toutes les coopératives de la CCCH. Pour celles-ci, les résultats du système équitable sont inespérés : les revenus des petits producteurs de café ont été multipliés par trois. "Désormais, nous négocions directement sur les marchés internationaux. Sans parler de l'accès aux prêts des banques européennes..." souligne Dagoberto Suazo. Mais le plus important est ailleurs : "Cela nous a permis de passer du stade de l'extrême pauvreté à une vie digne d'êtres humains."

Village d'El Porvenir : une lueur d'espoir
C'est l'automne, le début de la saison de récolte de café au Nicaragua. Malgré la pluie diluvienne qui s'abat depuis plusieurs jours sur la région de Matagalpa, dans le nord du pays, les paysans s'activent dans les plantations de café de la cordillère Isabela.
Aux confins d'une piste boueuse et défoncée : la petite communauté d'El Porvenir. Francisco Escovar Corea travaille dans son champ. Comme 28 000 autres petits producteurs (95% des producteurs du pays), il participe à la production nationale annuelle des 700 000 sacs de café. Une activité qui représente 40% de la production agricole. C'est dire à quel point le café, soumis aux aléas du marché mondial, pèse dans l'économie nationale.
Sur la parcelle de terre qui jouxte la maison en bois où vivent Francisco, sa femme Myriam et leurs sept enfants, la production de café s'élève à vingt quintaux par an. Un travail pénible, pour un salaire mensuel d'environ 700 francs. "Le café est notre seule source de revenus et cela nous permet tout juste de survivre" est la triste litanie des paysans.
Pourtant, à El Porvenir, une lueur d'espoir est née. Depuis que les villageois ont créé la coopérative "Café Organico" qui regroupe trente associés, le café est vendu directement à Cecocafen (Centrale d'Entreprises de Commercialisation de Café du Nord). Celle-ci, fondée dans la région en 1997 grâce au regroupement d'une dizaine de coopératives, regroupe aujourd'hui 1960 producteurs qui commercialisent 30 000 quintaux de café, dont 50% sont vendus aux conditions du commerce équitable. Pour Pedro Haslam, directeur de Cecocafen, "cela permet aux petits producteurs d'avoir la garantie d'un prix minimum, mais aussi d'avoir une meilleure vision du marché et des perspectives d'avenir." Si l'organisation a une fonction commerciale, elle a aussi une vocation sociale. Priorité à "l'éducation, la santé, la diversification des revenus, l'amélioration des infrastructures, etc..." souligne Pedro Haslam. Une philosophie qui vise à solidifier la base : les paysans qui sont la vie sociale et économique du pays.
"Si nous n'avions plus le commerce équitable, ce serait une catastrophe : nous serions obligés de vendre notre café, comme avant, à des prix très bas" confie Franciso qui met tous ses espoirs dans le développement du commerce équitable en Europe. Puis, il me confie un message qui me serre la gorge : "Toi qui es journaliste, tu pourras leur dire en France, que je travaille énormément pour produire un bon café. Dis-leur d'acheter les produits équitables afin que nos familles puissent vivre mieux."

L'accès à l'éducation
Au Costa Rica, certains enfants des régions de Guanacasté et Montes de Oro doivent parfois faire deux heures de trajet, à pied ou en bus, pour aller à l'école. Dans ces régions caféières, beaucoup moins développées que la capitale et ses alentours, vivent les petits producteurs de café affiliés à l'union de coopératives COOCAFE. Celle-ci, fondée en 1988, commercialise annuellement 3 millions de sacs de café, dont 30% via le commerce équitable. En dix ans de collaboration, le supplément de revenu obtenu - 7 millions de dollars - a notamment permis d'investir dans le domaine de l'éducation. COOCAFE a créé la Fondation "Hijos del Campo" ("Enfants des champs") dont l'objectif est d'améliorer les conditions d'accès de l'enfance et de la jeunesse rurale à l'éducation . Dans le village de Miramar, Amélia Rodrigues, une adolescente de 15 ans, reçoit le soutien de la Fondation depuis deux ans. Elle confie : "Sans cette bourse mes parents n'auraient pas pu continuer à m'envoyer à l'école. Cette aide est essentielle car elle permet surtout d'acheter les livres, le matériel scolaire et l'uniforme à la rentrée." Sur la vente de chaque quintal de café Paz (commercialisé aux Etats-Unis et au Japon), 0.25 US$ sont reversés à la Fondation. Ainsi, "Hijos del Campo" octroie une bourse scolaire dont ont bénéficié 1660 enfants dans 24 écoles primaires, 230 étudiants du secondaire et 45 universitaires.
Ces avantages ne se limitent pas aux membres des coopératives affiliées à COOCAFE, puisque la Fondation favorise d'autres enfants de la région en apportant un soutien logistique (don de livres, cahiers, stylos…) à de nombreuses écoles.
Au Costa Rica, comme dans d'autres pays d'Amérique Latine, des coopératives de petits producteurs construisent des écoles, prennent en charge le financement d'un poste de professeur et scolarisent leurs enfants grâce au commerce équitable. Tout au long de ce reportage, j'ai constaté à quel point l'accès à l'éducation est devenu une réalité pour les familles de producteurs. Faut-il rappeler l'article 26 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme : "Toute personne a droit à l'éducation."

Energies renouvelables
Doté d'une faune et d'une flore exceptionnelles, le Costa Rica est un pays extrêmement sensibilisé aux questions d'écologie et d'environnement. 27% du territoire font l'objet de protection environnementale et 11% sont classés Parc national. Dans ce pays, le plus riche d'Amérique Centrale, la politique est au développement des énergies renouvelables et au tourisme écologique. En la matière, la coopérative Montes de Oro, située à Miramar dans le Nord Ouest du pays, a réussi un tour de force. Grâce à la prime de développement accordée par Max Havelaar et au soutien de plusieurs organisations nationales et américaines, la coopérative a pu investir 60 000 dollars dans une première mondiale : un séchoir solaire à café. Un procédé qui répond au problème de déforestation, occasionné par le séchage de la production nationale des trois millions de quintaux de café, nécessitant traditionnellement 300.000 m3 de bois. En abandonnant le séchage au bois, le séchoir solaire permet de freiner la déforestation et l'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Sur l'ensemble du pays, le système permettrait la sauvegarde annuelle de 2.000 hectares de forêt. Inédit, le séchoir solaire éveille l'attention des pays voisins, gros producteurs de café.
Dans le même souci écologique, la coopérative a développé une excursion touristique : "Ecological Coffee Voyage". L'opportunité pour les touristes de visiter les plantations de café, découvrir la vie des producteurs et apprendre les secrets de la fabrication du café. Avec en prime, une leçon sur le commerce équitable !

Avant ce reportage, j'étais convaincue par l'action de l'association. Après ce reportage, je le suis encore plus. Le commerce équitable, démarche qui fleurait bon le militant il y a quelques années, est aujourd'hui une variable présente à l'esprit des décideurs économiques ou politiques. Parce qu'ils ont bien compris que commerce et éthique sont conciliables, de nouveaux "consommateurs-citoyens" font entendre leur voix. Simple vue de l'esprit ? Le succès des produits labellisés équitables est là pour prouver le contraire. En France, après le café, ce sont bientôt quatre autres produits équitables (thé, chocolat, miel et bananes) qui devraient contribuer au développement de la consommation citoyenne.


Max Havelaar n'est pas une marque, mais un organisme de certification : l'association authentifie un produit répondant aux normes du commerce équitable, en apposant un label de qualité sociale. Elle n'intervient pas dans la commercialisation : son objectif est d'informer et sensibiliser au commerce équitable les industriels de la filière, les consommateurs individuels et collectifs (industries, universités, mairies). Au final, son but est d'améliorer le sort des producteurs marginalisés et contribuer à renforcer le système commercial international pour le rendre plus juste.
Max Havelaar France est financée principalement par des subventions de l'Union Européenne, des pouvoirs publics français et par un droit de marque sur les paquets de café vendus (1 fr/kg).
On peut trouver les produits labellisés Max Havelaar dans les boutiques spécialisées et les magasins bio (Artisans du monde, Biocoop), ainsi que, depuis 1999, en grandes surfaces (Atac, Auchan, Carrefour, Casino, Continent, Cora, Leclerc, Monoprix…) et par correspondance(Artisanat Sel, les 3 Suisses).