Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/153/sda/7/9/oeil.electrique/php/en-tetes.php on line 170
L'Oeil électrique #20 | Voyage / Les eaux cachées du paradis

> C’EST BEAU LA VIE
+ La logique

> SOCIÉTÉ
+ Loïc Wacquant: "La sociologie en technicolor"
+ Triste pêche

> LITTÉRATURE
+ Marc Villard: Noire est ma couleur
+ Kevin Canty: Etranger en ce monde

> VOYAGE
+ Les eaux cachées du paradis

> PHOTO
+ Jane Evelyn Atwood: L’humanité des marges

> CINÉMA
+ Henri-François Imbert: Carnets de voyage

> MODE
+ Le Batik

> 4 LIVRES : 4 LIVRES ABSURDES
+ Georges Perec : Les Revenentes
+ Henri Michaux : Un certain Plume
+ Samuel Beckett : Oh les beaux jours
+ Pierre Desproges : Des femmes qui tombent

> BOUQUINERIE
+ Natacha Michel : Autobiographie
+ Rutu Modan : L’Assassin aux slips
+ Silvano Serventi & Françoise Sabban : Les pâtes
+ John Fante : Grosse faim, nouvelles 1932-1959
+ Dylan Horrocks : Hicksville
+ Bruno Blum : Lou Reed, Electric Dandy

> NOUVEAUX SONS
+ Bijan Chemirani : Gulistan/Jardin des roses
+ Max Nagl & Edward Gorey : The Evil Garden
+ Bardo Pond : Dilate
+ Cuong Vu : Pure
+ ABBC : Tête à tête
+ : Samba Soul 70!

> HTTP
+ Transnationale.org

> PLATES-FORMES
+ La librairie Alphagraph

> REVUES
+ La vache qui lit
+ Flblb, Fricassée de bandes dessinées

> ACTION
+ Survival: Pour les peuples indigènes

Par Louis Guilde.
Photos : Kate Fletcher.

Le ciel est lourd. Plus d'un détour dans nos vies pèse sur nos jours. La découverte de l'Inde en est. Le vol de la Lufthansa, en provenance de Paris via Francfort, terminus Delhi, m'a permis de goûter l'Inde, un repas végétarien pour l'exotisme, quelques pieds dénudés et endormeurs. La gentillesse et la retenue des classes instruites m'enseignent la méfiance et la prudence. Je sens naître en moi la sensation d'une société en rupture. L'Inde n'est pas sensiblement différente de l'idée que je pouvais m'en faire, rêve mais aussi souffrance. D'ailleurs, d'idée, je n'en avais guère. Soyons lucide, le sourire des rues ne parvient jamais à faire oublier l'image d'un visage rongé par la maladie. D'expérience, l'Inde draine le malaise, appelle à elle les douleurs, surprend et agite nos nuits... autant de semaines pour s'habituer et se remettre. D'ailleurs, je ne pars, solitaire, que pour deux mois...