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L'Oeil électrique #15 |

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Nouveaux sons

Jimi Tenor : Out of Nowhere
Warp, Source

Jimi Tenor n'a assurément pas inventé l'eau tiède : la plupart des morceaux qui composent Out of Nowhere semblent tout droit sortis d'albums et de BO des années 60/70 - entre les ambiances orchestrales façon Lalo Schifrin et le funk psychédélique en provenance directe de chez Curtis Mayfield, Tenor n'hésite pas à piller le patrimoine (hollywoodien notamment) qui semble avoir bercé son enfance. Par contre, s'il ne révolutionne rien, c'est un compositeur subtil qui procède à une sorte de juxtaposition-patchwork de pièces musicales au puissant pouvoir évocateur : on se retrouve ainsi successivement à bord d'une galère romaine avec Charlton Heston, dans un vaisseau spatial en carton-pâte, au milieu des rues de San Francisco ou sur la Planète des singes… l'air de rien, au fil de ses orchestrations malines, Tenor nous trimbale avec talent dans un bric-à-brac sonore a priori assez improbable. Mais cette incohérence de surface se transforme vite en un enivrant voyage multidimensionnel dans l'espace et le temps.
Jimi Tenor a de toute évidence zappé les évolutions de la musique "populaire" au cours de trente dernières années… et c'est tout simplement aussi jouissif que de regarder un vieux péplum avec Yul Brynner ou de se refaire l'intégrale de Starsky et Hutch - avec en prime violons, sections de cuivres, flûtes, guitares, synthé analogique, chœurs, sitars… et des compositions de toute beauté.

Marc Babaud.