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L'Oeil électrique #17 |

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Bouquinerie

Guy Debord : Rapport sur la construction des situations
Mille et une nuits, 64 pages, 10 francs

A l'occasion de leur trois centième parution, les Mille et une nuits ont la judicieuse idée de rééditer ce petit texte de Guy Debord, fondateur de l'Internationale situationniste. La place manque ici pour rappeler dans le détail ce qu'ont été les situationnistes. Le lecteur curieux se reportera donc à l'excellent ouvrage de Greil Marcus, Lipstick Traces : Une histoire secrète du vingtième siècle (éd. Allia), qui retrace le parcours de Debord et des situationnistes, tout en le replaçant dans le contexte des autres mouvements d'avant-garde du siècle écoulé. Debord fonda en 1957 (avec une poignée de compères) l'Internationale situationniste, qui se proposait comme beau programme de dépasser l'art et la vie. C'est ce projet de prime abord hermétique que ce texte, rédigé quelques jours avant la conférence marquant la création de l'IS, entend expliciter. Cela commence par la phrase suivante : "Nous pensons d'abord qu'il faut changer le monde." On se doute, après un tel préambule, qu'il ne s'agira nullement d'une démarche consensuelle. Changer le monde, certes, mais comment ? Les moyens revendiqués pour parvenir à cette fin ont pour nom "construction de situations", "urbanisme unitaire", "détournements", "dérive", "comportement expérimental" ou encore "psychogéographie". Autant de termes ambivalents que Debord définit ici, en même temps que s'élaborent les fondements d'une pensée très riche qui aboutira dix ans plus tard à l'ouvrage La Société du spectacle, critique toujours pas dépassée de la "société spectaculaire-marchande". Une pensée qui sera aussi le terreau des mouvements revendicatifs d'un certain mois de mai. D'où l'importance de ce petit texte, qui conserve aujourd'hui encore, en cette époque d'Internetisation des esprits, une grande pertinence, pour le moins.