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L'Oeil électrique #25 |

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Nouveaux sons

Naked City : Live, volume 1: Knitting Factory 1989
Tzadik, Orkhêstra

Un goût pour le jazz un peu guindé des polars, une certaine tendance inavouée à hocher de la tête sur les airs country ou folkloriques, un besoin tout assumé de se désarticuler sur les rythmes les plus punks et les plus rapides que vous puissiez encaisser, une nostalgie des musiques caricaturales de dessins animés, une tolérance soudaine pour le heavy metal, une passion un peu surfaite pour le blues et la musique de western… Si telles sont vos exigences pour affirmer qu'une musique est réussie, sachez que tous ces ingrédients sont présents dans ce live de Naked City. Un groupe composé de virtuoses : on retrouve notamment Joey Barron, batteur un rien agaçant tant il sait exploiter les recoins de son instrument. A ses côtés, John Zorn, producteur de la maison de disques Tzadik et saxophoniste prolixe ayant une fâcheuse tendance à enregistrer tout ce qu'il joue. A la basse, Fred Frith, guitariste adepte de musique improvisée et d'instruments bidouillés ou détournés. Guitariste lui aussi, Bill Frisell vient compléter le groupe pour cette fausse musique de film… lui qui a entre autres fait un album a posteriori pour un long métrage de Buster Keaton. Et enfin, au clavier, Wayne Norvitz semble rendre hommage à Jimmy Smith et au rhythm and blues.
Ce quintet de génie habitué des musiques improvisées joue ici une musique écrite pleine d'arabesques délirantes. Une musique baroque américaine. Cet enregistrement public, inédit et de plus de 10 ans d'âge confirme le jeu extraordinaire de Naked City, qu'on aurait pu croire réservé aux enregistrements studio connus jusqu'ici. Volume 1, donc à suivre…

Eric Mahé.