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L'Oeil électrique #6 |

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Bouquinerie

: Paroles de poilus, Lettres et carnets du front, 1914-1918
Librio

" Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d'eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de le redevenir. " Maurice Genevoix

L'ouvrage rend hommage aux millions de soldats de toutes nationalités, aux poilus de la Grande Guerre, à tous ces morts sur les champs de bataille et à tous les grands mutilés de guerre. Ces hommes jeunes, en pleine fleur de l'âge, venus de tous horizons (ouvriers pour certains, paysans pour d'autres, ou encore fonctionnaires, clercs de notaire...) se sont soudain retrouvés en uniforme et prêts à combattre pour leur patrie. Ils ont alors dû tout quitter : leur famille, leur terre ou leur emploi. Rapidement, ils s'aperçurent du non-sens de cette guerre interminable. Ils se sentaient inutiles dans ce conflit dont ils étaient les principaux acteurs, et le désespoir gagna progressivement du terrain. Environ deux millions sur huit millions de mobilisés ne survécurent pas aux horreurs endurées et ne revirent jamais leurs proches.
C'est donc à travers ce florilège de carnets de bord et de lettres écrites au jour le jour que l'on a la sensation de ressentir la souffrance que ces soldats ont subie quotidiennement, l'horreur qu'ils ont supportée pendant des mois et des années. On en arrive même jusqu'à ressentir l'odeur du sang, de la boue fétide qui les entourait, et où pourrissaient les cadavres. Ces millions d'hommes ont vécu un cauchemar permanent.
Toutes ces lettres nous sont rapportées chronologiquement, avec sobriété et pudeur : les événements historiques ainsi que les saisons ont rythmé et secondé la vie de nos poilus. Et c'est ainsi que ces courriers nous content le quotidien des soldats, en laissant transparaître leur état d'esprit, leur scepticisme, leur déroute et leur désespoir - à travers des textes aussi poignants qu'émouvants. Enfin, ces paroles laissent transpirer leur pudeur, leur courage, leur grandeur. Et malgré leur désillusion, les poilus n'en ont pas moins accompli leur devoir de soldat avec un courage inébranlable. Ces recueils saisissants, qu'on peut aussi consulter aux archives du Ministère de la défense, refroidiraient plus d'un va-t-en-guerre.

Claudia Filet.