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L'Oeil électrique #23 | Revues / Stalker

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Par Achraf Reda.

STALKER
N° 2, 104 pages, noir et blanc, trimestriel, 15.25 euros en librairie et par abonnement (73,20 euros ou 480 francs les 4 numéros)
Les éditions du Caillou - 99, rue de Clignancourt - 75018 Paris - e-mail : revuestalker@aol.com

Lieu, passage, lien : trois mots pour une revue. Inspirés par le film éponyme du cinéaste russe Andreï Tarkovski, les deux initiateurs de Stalker osent la concrétisation d'une impulsion soudaine. Créer une publication dont l'existence sera façonnée par le seul désir des autres ; les autres étant leurs amis, leurs connaissances, vous, moi, Frédéric Poincelet, bientôt... Jean-Luc Godart... peut-être ? "L'idée est née de la volonté de donner un espace d'existence à une création [...] qui s'ancre de manière vivante dans la réalité de ceux qui la produisent et de ceux qui la reçoivent. [...] Dans le film, il s'avère que la tâche du Stalker (le personnage principal) est moins de guider les gens dans la zone (un espace interdit et hostile au sein duquel se trouve la Chambre des Désirs) que de les ouvrir à la zone, donc à eux-mêmes." Aussi, pas de thèmes, ni de ligne éditoriale. Tout au plus quelques idées insufflées. Seule compte l'appétence suscitée par la capacité poétique de tout un chacun. L'expression se traduit alors dans un espace de formes riches et variées : récits, dessins, photos, "scraboutchis", collages, reproductions de peinture. "Cet éclectisme ne signifie pas que la revue est un vaste bazar incapable de choisir entre les différents travaux qui lui sont proposés." Non, ce n'est certainement pas de cette zone-là dont il s'agit. Mais plutôt d'un lieu qui cherche à faire le lien entre les productions au travers d'échos, de collaborations, de renvois.
Projet ambitieux aux moyens modestes, Stalker reste cher car tiré à 250 exemplaires (!) chez "un imprimeur belge communiste". Ses créateurs - Estelle Fialon et Stéphane Collin - n'hésitent d'ailleurs pas à mettre la main à la pâte. La réalité tranche alors d'avec le souhait. Mais cela n'affecte en rien les initiateurs du projet qui multiplient les risques. Chaque sortie est en effet l'occasion de se retrouver autour d'un événement tel qu'une exposition, une lecture, une projection, un débat. Raison supplémentaire pour suivre (to stalk) Stalker qui appelle régulièrement ses lecteurs (potentiels) à contribution.
Graphisme - A mi-chemin entre souci esthétique et impératif financier, le noir et blanc est ici de rigueur. La maquette du premier numéro est aérée et agréable. Alors que celle du second numéro est brute, presque lugubre révélant une certaine noirceur. Dans ce numéro - Une nouvelle sans fin de Tekeli-li, la recette de la rapée, les tribulations de Martino (alias le cinéaste Martin le Gall, auteur de La Diva et la pianiste), les illustrations de Gilles Deggis et de Djamila Hanafi. On trouvera également un compact-disque, Vestibule #1 ou l'autre entrée dans la revue : des morceaux d'ambiance, des essais sonores, des sons, le tout orchestré par Christophe Bollondi.