Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/153/sda/7/9/oeil.electrique/magazine/php/en-tetes.php on line 170
L'Oeil électrique #21 |

> C’EST BEAU LA VIE
+ Le poil

> SOCIÉTÉ
+ Identité basque et liberté
+ Guérilleros oubliés

> BANDE DESSINÉE
+ Jean-Christophe Menu

> LITTÉRATURE
+ Deux frères, un prix

> VOYAGE
+ Metlaoui, 50 degrés dans la carrière!

> PHOTO
+ Ganesh sur Seine
+ Lionel Boscher, le temps d’une image

> CINÉMA
+ Alain Guiraudie: Cinéma, rêve, réalité

> MUSIQUE
+ Fly Pan Am

> NOUVELLE
+ Le lamantin

> 4 LIVRES : 4 PRIX GONCOURT
+ Henri Barbusse : Le feu
+ Michel Tournier : Le Roi des aulnes
+ Marguerite Duras : L’amant
+ Jean-Jacques Schuhl : Ingrid Caven

> BOUQUINERIE
+ Iggy Pop : I need more
+ Laurent Martin : Le Canard Enchaîné, ou les fortunes de la vertu, histoire d’un journal satirique 1915-2000
+ Charles Hagen : Mary Ellen Mark
+ René Passet : Eloge du mondialisme par un "anti" présumé
+ : Best of Bizarre
+ Hassan Zébib (dit Daoud) : Des jours en trop

> NOUVEAUX SONS
+ Vincent Courtois, Marc Ducret et Dominique Pifarely : The Fitting Room
+ : Clouddead
+ 4Walls : ’and the world aint square’
+ Beulah : The Coast is Never Clear
+ The Birdwatcher : The Darkest Hour is Just Before Dawn
+ Prefuse 73 : Vocal Studies + Uprock Narratives
+ : ClubTricatel

> ACTION
+ Paysages de France

Nouveaux sons

: Clouddead
Big Dada, PIAS

Une véritable petite perle que cet album, qui à la vérité n'en est pas un, puisqu'il s'agit d'un recueil de six maxis sortis entre 98 et 2000. Les principaux instigateurs du projet Clouddead s'appellent Why? Odd Nostram et Dose One, noms assez bizarres somme toute, mais bien moins que celui de leur collectif de San Francisco : Anticon. Les trois garçons (deux MC et un DJ) travaillent à un hip-hop inventif, enchaînant surprise après surprise à leurs auditeurs ébahis par tant de plénitude : on est souvent plus proche de l'ambiant calmos que du hip-hop rentre-dedans. La première botte secrète de la formation : casser les standards en écrivant des morceaux eux-mêmes divisés en plusieurs pièces et enchaîner le tout par des passages atmosphériques. Deuxième clef de voûte : bien qu'ils aient des kilotonnes de textes à débiter (de toutes les façons possibles et imaginables) ils ne mixent pas systématiquement les voix en avant, mais les utilisent comme des instruments parmi tant d'autres : au service de la richesse mélodique. Pas de gros beat non plus, mais une musique posée, qui prend le temps qu'il lui faut pour se développer. Au résultat, un album complet et complexe, très réussi, où il n'est nul besoin d'être un aficionado du hip-hop pour se faire plaisir.