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L'Oeil électrique #7 |

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Nouveaux sons

Babacar Faye : Sing Sing
Jololi, Delabel

Babacar Faye est un coquin et son album Sing, sing un breuvage chaud et fort. La première écoute est claire, il aime jouer, rire, et l'exaltation qui suinte de ses morceaux attaque de front l'auditeur qui ondule, se cabre et transpire. Ce plaisir du spectacle et de la transe est d'autant plus efficace et communicatif qu'il s'allie à des influences aussi variées que la musique cubaine, le rap, le raï ou le funk : rien de froid ni de distant, bien au contraire. Compagnon de route de Youssou N'Dour, Babacar Faye est aussi un pro du Sabar, percussion sénégalaise qui a fait sa réputation dans les soirées de Dakar où la gent féminine fusionne chaudement aux rythmes saccadés. Les clins d'œil a des succès comme Chérie, je t'aime, chérie je t'adore se mêlent à des accélérations de tempo aussi surprenantes qu'efficaces. Accompagné de ses frères, Babacar veut du bon son et prendre son pied. Tantôt mélancoliques, hyper funky, ou accompagnées d'une rythmique et d'une basse lourde et ronflante, les compositions de cet album ne renient pas le plaisir de l'improvisation. C'est dans les clubs de Dakar que Babacar Faye s'est fait la main et ça se sent : il fait chaud, la bière est forte, les enceintes percutantes et les gouttes de sueur salées attisent des pulsions difficilement contrôlables. Loin d'un folklore africain cliché, la musique de Babacar Faye pioche un peu partout une sève musicale variée et sucrée qui fait de Sing Sing un pôle d'attraction musical et corporel auquel il faut absolument se frotter.