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L'Oeil électrique #7 |

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Nouveaux sons

Andre Williams : Silky
In the red, PIAS

Ça commence par un rythme de batterie lourd, puissant, et un riff de guitare à moitié désaccordée et totalement rock'n'roll de base. Réverbe à fond, et la voix d'Andre Williams traverse un micro qu'on devine réchappé des années 50 : le décor est planté. Plans ultra-méga bateaux, gros feeling et la fureur d'un blues garage qui ne laissera personne indifférent. Un harmonica fracassé vient dépoussiérer un blues classique dans le fond, et trituré dans la forme. Ensuite… Ensuite ça passe par toutes les formes, de la plus cool à la plus déjantée (Bring Me Back My Car Unstripped - hallucinant), d'un rock'n'roll tout ce qu'il y a de plus… rock'n'roll. André Williams était déjà là dans les années 50, et en l'écoutant, épaulé par deux jeunots sur son album de 1999, on s'y croirait. Et on voit toute l'influence que des types comme lui ont pu avoir sur les dernières décennies : les Cramps bien sûr, mais aussi Tom Waits ou Jon Spencer (qui l'a récemment ressorti de l'oubli)… Et une voix à vous donner des frissons, qui rappelle celle d'un certain Screaming Jay Hawkins quand elle se déchaîne. Le son lui, est pourri, mais seulement voilà, Andre Williams a la classe. Et il peut se permettre les pires atrocités, comme cette pochette d'un goût très approximatif, ou des titres de chansons comme I Wanna Be Your Favorite Pair of Pyjamas et Let Me Put It In. Vous l'avez compris, Andre Williams n'est pas là pour faire de la figuration : He's the Man With the Star on the Car.